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Vendredi 1 septembre 2017

Volley plus haut

Une vélizienne chez l’oncle Sam

Volley plus haut

Le stress du bac, les révisions, l’examen, les inscriptions sur APB… Pour chaque lycéen, c’est la même histoire. Mais pas pour Eva. Cette vélizienne de 17 ans a décidé de changer le cours de son histoire et de faire de sa passion, le volley, un leitmotiv de vie. Immersion dans la vie d’une jeune sportive, son parcours, ses ambitions.

C’est dès son plus jeune âge qu’Eva a été prise dans les filets. Fille de parents respectivement professeur et chef de projet, rien ne la prédestine à pénétrer le monde du volley-ball. Pourtant, au détour d’une discussion avec l’un de ses collègues lui-même Président du club de volley de Vélizy, la maman d’Eva décide d’y inscrire ses deux aînés. C’est ainsi qu’à l’âge de 3 ans, Eva côtoie déjà les gradins du gymnase pour y regarder jouer son frère et sa sœur. Et intègre naturellement deux ans plus tard la section baby-volley du club.

Les destins sont parfois le fruit du hasard, celui d’Eva en fait partie. « Mon souvenir le plus lointain remonte lorsque je jouais en poussine, je devais avoir 7 ou 8 ans. Lors des tournois, je ne me rendais pas trop compte de l’enjeu de la compèt’, j’étais surtout là pour le jeu et les copines ! ». Membre du club depuis 12 ans déjà, elle reconnaît volontiers que « ce qui l’a poussée à persévérer, c’est avant tout l’ambiance familiale du club vélizien ». L’ambiance, un point clé, mais Eva gravit aussi les échelons grâce à son niveau de jeu. Grande, athlétique, elle démontre rapidement de réelles capacités sur le terrain et rejoint tour à tour les catégories supérieures (benjamines, cadettes, juniors…) et intègre l’équipe des seniors avant l’heure.  

Une joueuse « triée sur le volley »

A 14 ans elle opte pour un cursus sport-études dans un lycée de Châtenay-Malabry, pour un cycle de trois ans. Elle conjuguera alors ses entraînements au lycée et au club vélizien (entraînements le vendredi soir et matchs le week-end). « La compétition est obligatoire en sport études ». Elle pratique au total plus de 18h de sport par semaine. « A ce niveau on peut avoir jusqu’à 2 entraînements par jour, les entraînements de volley à proprement parler et la préparation physique, tout aussi importante ». En internat, Eva a choisi de s’orienter vers un bac S car en marge du volley, elle veut assurer ses arrières et s’engager dans une voie qui offre des débouchés. « J’avais pensé devenir kiné », relate-telle. Une scolarité qu’elle prend très au sérieux puisqu’elle a obtenu son bac en juillet dernier avec mention Assez Bien.
    
Sur le terrain du lycée, elle évolue en tant que passeuse dans une équipe de N2, et en pré-nationale à Vélizy. « Ce n’est pas mon poste d’origine mais j’ai pris le risque de m’y essayer, on me l’a conseillé pour pouvoir évoluer dans des équipes de haut niveau ». De par sa taille, elle évoluait en tant que réceptionneuse-attaquante au sein du club vélizien, mais le haut niveau impose de l’engagement. « J’ai appris à aimer ce nouveau poste, je peux donner le rythme du jeu, décider ce qu’on fait du ballon ! ». Même si elle reconnaît que de temps en temps, elle a plaisir à retrouver son ancien poste d’attaquante car « ça fait du bien de pouvoir un peu taper dans la balle ! »

A l’ouest, du nouveau

« Un soir comme ça, en passant, ma mère me lance Eva si tu veux poursuivre tes études et le sport à l’étranger nous sommes d’accord. Etant 100% boursière pour intégrer une université américaine (dont les frais s’élèvent entre 30 et 50 000€ à l’année), la décision m’appartenait entièrement. J’ai toujours pensé que ce genre d’expérience devait être géniale ».
L’heure du rêve américain sonne pour Eva qui, faisant déjà preuve d’une certaine maturité, décide de ne pas précipiter sa décision : « je voulais recueillir des avis, exposer mes doutes. Je suis allée en parler avec mon professeur d’anglais qui m’a rassurée quant à la barrière de la langue et bien sûr avec mon coach de volley. Je n’ai pensé qu’à ça pendant deux jours ! ». Avec tous ces conseils elle comprend que c’est une réelle opportunité qui s’offre à elle et qui ne se présentera pas deux fois. 48 heures lui suffiront pour se décider à partir. Motivée, elle s’adresse à une agence qui prépare sa candidature : vidéo, questionnaire de personnalité, définition du profil… une fois le dossier prêt, il est envoyé à diverses universités américaines. « L’Université Xavier en Louisiane a été l’une des premières à me contacter ». Classées 3e dans le top mondial, les volleyeuses américaines ont un excellent niveau, une réelle chance pour Eva qui a bien compris qu’elle pourrait faire ses gammes là-bas, dans ce pays où le sport universitaire est très développé. « Je vais jouer en 4e division pour l’instant, mais une nouvelle coach a été recrutée et son objectif numéro un est de faire monter l’équipe ».

Les pieds sur terre

Partie pour une aventure de quatre années, Eva s’est finalement orientée vers une filière commerciale, car elle aimerait exercer dans le commerce international. Au terme de ce cursus elle sera diplômée de l’équivalent d’une licence, et aura surtout acquis une parfaite maîtrise de l’anglais. Côté volley, elle s’est fixée plusieurs objectifs : la progression physique, technique et surtout mentale. « Je veux acquérir plus de confiance en moi, savoir gérer mes émotions, mieux supporter la pression », confie-t-elle. « Mon coach m’a dit un jour que lorsque le mental est solide, le reste suit tout seul ». Il semblerait qu’aux USA, la jeune vélizienne soit à bonne école… Très lucide quant à son avenir, Eva ne « s’imagine pas ne pas jouer au volley, mais je ne veux pas en faire ma carrière. A 30 ans c’est terminé, en général on a pas mal de blessures… je préfère avoir un emploi et faire du volley mon sport, mon loisir et mon exutoire. Je veux que ça reste un plaisir. J’aurais peur de faire trop vite le tour de la question si j’en faisais mon métier ».

Elle entrera à l’université à la mi-août pour intégrer une équipe de 14 joueuses, à l‘issue de quoi elle espère pouvoir jouer en pro, en DEF (Division d’Elite Féminine). Elle a déjà eu un premier contact téléphonique avec sa future coach, et tout de suite senti « l’optimisme américain ». Et si vous lui demandiez son avis sur un éventuel séjour elle répond sans hésiter : « il ne faut pas hésiter à partir à l’étranger, c’est d’abord une vraie opportunité d’apprendre la langue. Mais il faut bien préparer son voyage, au moins un an avant, s’informer, prendre des contacts ». En résumé, bien préparer le terrain !  

Son palmarès

  • Plusieurs fois championne régionale en minime
  • 3e du championnat régional en senior
  • Participation aux championnats de France en beach
  • Vice-championne de la compétition Inter pôles (avec le lycée)

Agenda

Tout l'agenda
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Permanence de la Mission Locale

Mardi 21 novembre 2017 de 14h00 à 17h15

Atelier multimedia : mises à jour et sécurité

Jeudi 23 novembre 2017 de 14h00 à 16h30

Atelier multimedia : le smartphone

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